Happy birthday to you…

By Monday, September 16, 2013 0 No tags Permalink

Apres avoir largement commenté dans nos précédentes éditions les évènements d’outre-Atlantique, nous allons profiter cette semaine de l’anniversaire (2 ans déjà) du taux plancher instauré par la BNS pour nous recentrer sur notre franc national.

En effet, dans le tumulte d’angoisses déclenché par les annonces et chiffres américains qui se succèdent dans la plus grande contradiction depuis quelques mois, on en oublierait presque que, discrètement mais sûrement, le CHF se prépare à glisser vers des territoires qui lui étaient plus familiers avant la crise.

Un environnement international moins averse au risque.

Que ce soit économiquement, avec une croissance mondiale qui se reprend, ou géopolitiquement, avec les tensions autour du cas syrien s’amenuisant, la bipolarité des marchés incarnée par les antagonismes valeur refuge vs. valeur risquée qui a tant fait monter le franc suisse semble disparaître au profit d’un paradigme plus fondamental : les injections de liquidités par les principales banques centrales  se faisant moins agressives, les taux remontent progressivement et par là attirent les investisseurs hors de suisse.

Un mandat rempli avec succès mais pas pour autant terminé.

Le principal risque que redoutait notre banque nationale était de rentrer dans une spirale déflationniste qu’aurait immanquablement provoquée la conjonction Franc Suisse fort / taux d’intérêt élevés et faiblesse de l’économie internationale. Ainsi la BNS introduisait il y a deux ans un taux de change cible EUR/CHF de 1.20 et l’a défendu jusqu’aujourd’hui avec un succès incontestable. Notre banque centrale est de même intervenue logiquement sur les taux nationaux non seulement afin de rendre moins attractifs les placements libellés en CHF mais de même dans le but soutenir l’économie nationale. Là encore avec un certain succès puisque notre confédération a connu des taux de croissance sensiblement supérieurs à celui notamment de la Zone Euro.

Mais aujourd’hui que l’économie mondiale se reprend, que le taux d’inflation suisse se rapproche de la normale et que les tensions haussières sur le CHF s’amenuisent, tout porte à penser que la BNS pourrait envisager une normalisation de son intervention. Nous pensons cependant qu’il n’en sera rien, tout du moins avant fin 2014. Pourquoi? Les outils choisis par la BNS (taux de change et taux d’intérêt) sont irrémédiablement liés, tout changement porté sur l’un impliquera un effet adverse sur l’autre. Or les marchés semblent être parvenus à un équilibre qui serait immédiatement remis en cause s’il advenait que l’un des supports vienne à disparaître.

En conclusion, si le franc suisse semble indubitablement être sur la voie d’un affaiblissement durable, il ne faut pas omettre le rôle prépondérant que tient toujours notre banque centrale aujourd’hui. Les taux vont rester bas, le plancher rester à 1.20. Rien ne change, même si tout change.

Voilà pour nous ce fût un honneur de vous avoir comme lecteur et ce sera exceptionnel si vous le restez.

Xavier

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